D’après ce que j’ai pu entendre, on est reconnu physiologiquement adolescent jusqu’à 20 ans alors qu’au regard de la loi, on devient adulte à 18 ans. Socialement,
c’est encore autre chose. L’âge mure arrive avec l’indépendance financière et affective. En gros, lorsque l’on quitte le nid familial. Je me demande
aujourd’hui, à la période où je vais passer de la dizaine à la vingtaine, quelle règle croire ? Où me positionner ? J’ai eu mes 18 ans, je pensais passer de fille à femme lorsque la célébration
de ma naissance est arrivée. Mais comme vous pouvez vous en douter, ça n’a pas été le cas. En même temps, je m’étais attendu à cette même impression lorsque j’ai eu mes premières gouttes de sang,
qui elles annonçaient ma fertilité possible. A douze ans, on est loin d’être prête aujourd’hui à enfanter et à se sentir femme, on se laisse le temps de grandir.
Ma démarche est la suivante, écrire jusqu’à mes 20 ans. Analyser le bouleversement, la transformation
qui doit s’opérer ! Impatiente ? Oui. Nerveuse ? Non. Curieuse du non évènement annoncé ? Assez.
Pour commencer, je propose une petite description de mon être à l’instant t. Mois après
mois je referais cette même évaluation pour noter un changement quelconque.
Le passage de l’adolescence à l’âge adulte a commencé !
par noemie
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Je viens de sortir d’une relation de 3 mois. Ma première. Mais sans un véritable état amoureux. Un garçon très bien avec qui je m’entends aussi très bien. Il m’a dit ne pas m’aimer. J’ai été
vexée mais j’ai vite compris que de mon coté, les sentiments n’étaient aussi qu’amicaux. Cependant, ma confiance en lui m’a permis de sauter le pas. Nous n’étions pas vraiment un couple mais
c’était bien. Aucun regret. J’ai compris grâce à ça que je n’étais pas encore prête à quelque chose de super super sérieux. Du style, se marier,
avoir des enfants. Le schéma classique. Je pensais, mais je me suis trompée. Je ne vais pas jusqu’à dire que je veux prêter mon corps à n’importe quelles mains. Notre génération est plus raisonnable que celle de nos parents. Ils ont eu les débuts du SIDA, nous on est en plein dans l’angoisse de se l’attraper parce qu’on est conscient
qu’il traîne partout. Première fois avec quelqu’un sans préservatif c’est synonyme de suicide. Après test sanguin, s’il n’y a rien, on peut enlever le chapeau. (Bon...okay... J’arrête mon ton
moralisateur) Que dire d’autre ? Au niveau des études ? Flou total. Je ne sais plus ce que j’ai réellement envie de faire. Tout et rien m’intéressent. Et je suis surtout bonne à rien. (Notez la
blague !) Je pense finir ma deuxième année après… si j'en ai la force, commencer et finir la troisième. Valider ma licence et… Après je ne sais pas. Peur d’échouer à un concours que je
vais sûrement, après moult essais, réussir et qui va m’amener à deux ans d’études supplémentaires pour un boulot qui, ça se trouve, n’est pas fait pour moi ? Sûrement. A l’instant t (o) de ma
vie, je sais que je ne sais pas quoi en faire même si je sais où je veux arriver.
par noemie
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Je ne pense pas avoir les connaissances et les capacités nécessaires pour oser prétendre faire de la philosophie.. mais je ne voyais pas d'autres endroits où
publier ce blog. "Journal intime " ? Oui si on prend seulement la vision " racontage de vie" qui saute aux yeux à la première lecture. Et non dans le sens où je ne compte pas raconter tous mes
déboires hors sujet au thème qui m'interesse et au problème que je désire poser. Je ne prétend pas non plus savoir écrire (vous pouvez d'ailleurs vous amuser à relever toutes les fautes de
français autant les erreurs syntaxiques, de grammaire et d'orthographe.. excuse à cette mauvaise connaissance de la langue ? j'écris comme je parle et je me suis fichu pendant longtemps de ces
règles... je paie aujourd'hui cette erreur. ) J'espère,malgrés ces lacunes , être comprise dans mon travail (si on peut l'appeler comme ça).
On s'ennuie ? Petite croix en haut à droite sur
laquelle on fait un "clic" libérateur.
^^
par noemie
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Fermer les yeux .Se demander qui on est. Pourquoi on est . Quel chemin on doit prendre. Dans quelle direction aller. Quels chemins nous sont
proposés. Pourquoi on choisit cette route. Ce qui peut se cacher sous ce doute. Si à chaque bonheur correspond un malheur. Si le fait d’en prendre un doit nécessairement en amener un
autre.
Sentir toutes les pores de sa peau s’ouvrir. Sentir chaque son comme si ses ondes nous caressaient. Comme s’il nous indiquait quels mouvements
faire. Se croire transporté, soulevé par une musique, des percussions, caressé par la main qui gratte les fils de nylon, par la bouche qui souffle dans le cuivre, par les mains qui frappent à
l’unisson entrainées par le rythme et par la voix, qui accompagnent le morceau.
Se sentir exister par le contact même des choses qui existent pour nous. Des pieds nus foulant l’herbe humide, oubliant échardes, cailloux et
brindilles. Aux cheveux mouillés par un caprice du ciel en été accompagné d’une claque aérienne qui nous fait nous sentir si puissant et si impuissant à la fois devant ce qu’on est et ce qui nous
compose.
Ondes, molécules, atomes et cellules assemblés pour dessiner ce que l’on est et ce que l’on peut voir, entendre, toucher, sentir. Neurones,
axiomes et matière grise pour qu’on puisse se poser toutes ces questions, les mettre par écrit, les débattre. Ces questions n’ont pourtant aucune réponse. Elles sont insufflées par les seules
choses qui ne souhaitent pas être découvertes et qui composent la vie.
par noemie
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pensée et merdes
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